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Evangile du jour. Homélie

31 septembre

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,16-30.
Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération,
annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays ! ' »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

Homélie du 22e dimanche 

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Homélie

Homélie pour le dimanche 29 août

Un art de vivre, selon la sagesse évangélique, nous est proposé aujourd’hui. Il suppose l’humilité et la gratuité. Deux paraboles servent à cet enseignement. Un même décor,  celui d’un repas. Le repas tient une place importante dans la Bible. La nourriture et le pain partagés sont autant de signes qui révèlent ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. Jésus était invité chez un des chefs des pharisiens, un notable de toute évidence. Il va en profiter pour faire une petite leçon sur le comportement des convives. Comme il n’y a pas de plan de table, c’est la bousculade pour occuper les meilleures places, les premières places. Pitoyable spectacle, risible spectacle. Attention, dit Jésus avec malice. Considérez le risque que vous prenez, celui d’être rétrogradé et d’être à la vue de tous couvert de confusion. Jésus va tirer de cette observation une formule qui bouscule l’ordre établi.. « Celui qui s’abaisse sera élevé, celui qui s’élève sera abaissé. » A la prétention, à la suffisance, il convient de préférer l’humilité : savoir se tenir à sa place, sans renoncer à sa dignité. Dans le mot humilité, il y a le mot humus, rappel de notre condition terrestre. La Bible le rappelle souvent « Nu tu es arrivé, nu tu repartiras. » Que valent donc les gloires de ce monde ? Plus tu es grand, dit Ben Sirac le Sage, plus il faut t’abaisser.  Quand Jésus prendra au cours du dernier repas, celui de la sainte Cène, il prendra la place du serviteur, de l’esclave en lavant les pieds de ses disciples. Il nous laissera le message : ce que j’ai fait aujourd’hui devant vous, faites le à votre tour.

A l’humilité, il faut ajouter la gratuité et c’est la leçon de la deuxième parabole. « Quand tu donnes un déjeuner, n'invite ni tes amis ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins. Eux t'inviteraient en retour… Quand tu donnes un festin, invite les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, et tu seras heureux. »  Certes, il est bon d'inviter sa parenté, ses amis, le pasteur de la paroisse, mais en principe le chrétien doit avoir table ouverte à tous ceux qui ne sont pas en situation de rendre l'invitation. Jésus lui-même nous donne l’exemple d’une grande liberté. Il accepte toutes sortes d’invitations, celle de ses amis de Marthe et Marie ou des gens rencontrés sur le chemin, il n’exclut personne. Cependant, sa préférence va  aux mal-aimés, aux plus perdus. Il nous demande de penser à notre tour à tous ceux qui n'auront rien à nous rendre en retour. L’amour vrai est toujours gratuit, désintéressé. A la maxime « donnant donnant », il faudrait préférer  celle-ci « Ce qui n’est pas donné, est perdu.»(1)

Un art de vivre qui procure la sérénité et la paix du cœur, c’est le secret du chrétien. Sa simplicité est attirante, sa générosité est rassurante. Vivre auprès d’un chrétien devrait être toujours un vrai bonheur. 

 

(1) Citation du Père Ceyrac, jésuite originaire de Meyssac (Corrèze), qui malgré son grand âge est toujours au service des plus pauvres de l'Inde.

louisperrinet@wanadoo.fr

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